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Elections municipales 2008
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Les municipales de 2008 sont très importantes au regard de notre avenir. De prime abord l’enjeu communal pourrait paraître, pour certains, seulement local et sans lien essentiel avec la politique générale, mais ne nous y trompons pas, ce sont bien les élections municipales du mois de mars qui dessineront le futur scrutin territorial de 2010.
Un contexte social difficile
La situation sociale n'est pas brillante, l'effet Sarkozy est fini, déjà monte dans l’opinion une amère déception. Le cadeau fiscal fait, sans contre partie, n'a pas apporté le dynamisme nécessaire et les investissements escomptés, alors que s'annonce une crise importante, due à un trop faible niveau de la croissance. L’écart entre les couches sociales se creuse; le pouvoir d’achat est la revendication majeure des classes défavorisées mais aussi des classes moyennes. Loin d'enrayer les effets d'une mondialisation basée sur une spéculation financière incontrôlable, le gouvernement accompagne les scandales boursiers et les délocalisations. La « peopolisation » de la vie privée du Président de la République choque, au malaise, s’ajoute le pessimisme.
Les élections municipales qui marqueront assurément un arrêt pour la Droite et pour Sarkozy ne seront pas pour autant le fruit du succès de l’opposition.. Malgré le contexte qui paraît lui être favorable, la Gauche est à la peine. Le parti socialiste n'a pas encore choisit son(a) futur(e) secrétaire et la ratification par le parlement du traité constitutionnel a prouvé de fortes distensions internes. Les autres partis à Gauche et les écologistes, ne semblent ni émerger, ni mobiliser, le Modem jouera aux municipales une grande partie de sa survie…
L’état de La Droite et la Gauche en Corse
Les élections législatives ont livré un certain nombre d’enseignements. La Droite n’a pas véritablement remporté les élections, loin s’en faut. Camille de Rocca Serra a conservé son poste de député, mais ses amis d’Aiacciu et de la Porta n'ont pas bénéficié de la vague présidentielle. Sauveur Gandolfi-Scheit, doit son succès et son poste de député à une défaite personnelle d'Emile Zuccarelli. Doit-on pour autant considérer que la Gauche s'en est bien sortie? On peut affirmer que ce ne sont pas, ni les idées, ni les discours de la Gauche insulaire qui ont fait la différence. L'analyse le prouve, ce sont les nationalistes et les progressistes qui ont fait basculer les élections de Corti-Balagna et d’Aiacciu. Paul Giacobbi et Simon Renucci ont sauvé leurs sièges de députés grâce à cet électorat.
Les nationalistes
Visiblement une clarification est en train de s'opérer. L'initiative politique de Corsica Nazione Indipendente, met dans l'obligation les groupes Partitu di a Nazione Corsa et Chjama Naziunale de regrouper leurs forces et de créer un nouveau groupe à l'Assemblée Territoriale. CNI a réaffirmé son total soutien à la lutte armée alors que le groupe PNC-Chjama s'efforce de s'en détacher. C'est un évènement majeur qui change la donne politique insulaire et cette situation a déjà donné quelques résultats. Dans l'élection législative de Porti-Vechjiu, Jean-Christophe Angelini, malgré un très gros score, ne passe pas la barre du deuxième tour, empêché par la liste conduite par Paul Quastana. Gilles Siméoni capte l'électorat nationaliste mais aussi les voix progressistes en Corti-Balagna, il passe la barre des 10% des suffrages. Cette fracture, engendre dans le camp nationaliste, de nouvelles recompositions et oblige les formations du Rinnovu, des Verdi Corsi, Manca Naziunale, à réviser leurs stratégies et envisager de nouveaux rapprochements...
Les progressistes
Sans nul doute ils sont de ceux qui ont voté Bayrou aux Présidentielles mais ils débordent aussi largement dans l'électorat de gauche, chez les écologistes et même quelque peu chez les libéraux. SDF des partis traditionnels, ils refusent le système clientéliste, ils sont favorables à une nouvelle voie politique en Corse. Avec les nationalistes ils participent à un électorat qui a fait la différence aux législatives. Ils ont de grande chance d’apparaître dans les futurs scrutins et de fédérer leurs forces au profit d'un mouvement politique convergent.
Les municipales de mars 2008
Ce sera sans nul doute une étape importante dans la construction de cette nouvelle voie politique. Les municipalités en Corse vont être renouvelées et nombreux vont être les nouveaux maires et les nouveaux conseillers municipaux. Dans cette situation, nous assistons à l'éclosion partout en Corse, de listes d’ouvertures, à l'instar de Bonifaziu, Porti-Vechjiu et Bastia. Loin de travestir leurs idées, de nombreux nationalistes, dont les militants du PNC et de la Chjama ainsi que les progressistes, ont décidé de faire bouger les lignes. Un mouvement s'opère et il convient d'y participer et d’amplifier son importance. Via Prugressista s’est engagée dans cette direction depuis trois ans après avoir tiré les leçons des Territoriales de 2004. Depuis, Via Prugressista a organisé des débats qui ont réuni les citoyens et les protagonistes de ce mouvement. Nous savons que beaucoup d’entre eux seront élus dans de ces nouvelles municipalités. Aussi, dans la perspective de l’après municipales, Via Prugressista a déjà reçu l'aval d'une partie importante des grands témoins de ses débats pour organiser un regroupement des forces progressistes. L'objectif est clair : créer une fédération d'élus et de citoyens qui auront pour tâche d'organiser la convergence des forces démocratiques et anticlanistes dans la perspective des Territoriales de 2010.
Les perspectives
Il est essentiel d’aller vers la concrétisation de cet espoir. Il existe beaucoup de citoyens, de personnalités, d’élus qui aujourd’hui espèrent et veulent réussir un projet pour la Corse. Face au système des clans qui mène inexorablement l’île à un désastre économique, social et culturel, qui ne génère plus aucun emploi, qui ne propose rien en terme de développement durable et qui refuse inexorablement aussi de considérer la langue et la culture corse comme un facteur de réussite. Face à un Etat qui joue le pourrissement, la gangrénisation mafieuse et la provocation policière, face au désespoir et à la violence, la Corse doit trouver un autre chemin. Cette autre voie, cette troisième voie, Via Prugressista en fait le pari, sera celle de la réussite des corses.
Dans un monde en pleine mutation nous avons ici en Corse tout ce qu'il faut pour espérer dans l'avenir et pour vivre en paix. Dans cette perspective, notre pays a les hommes et les atouts nécessaires et vous en faites forcément partie…
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Je ne porterai pas de jugement sur via prugressista. Par contre, je conseille au rédacteur de progresser sur la voie de la clarté, concernant le nom des organisations ( a cuncolta naziunalista indipendentista (???), u rennovu (???) etc... PAULU (08/05/08 00:48) |
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